Rendez-vous des droits de la personne au Cinéma ONF
 

 
Tarif- 7$ adulte, 5$ étudiant et aîné.
 

 
Mercredi 18 février 2009 à 18 h 30

Le psy, la victime et le bourreau de David Homel
Canada, 2008, 52 min

Synopsis
Ce documentaire nous plonge dans le paysage meurtri des Balkans après les guerres oubliées des années 1990 qui ont ravagé l'ex-Yougoslavie. Le docteur Vladimir Jovic, psychiatre serbo-bosniaque, a vécu l'éclatement de son pays, et s'efforce aujourd'hui de soigner ses compatriotes traumatisés par ce lourd passé. À travers le parcours d'un homme exemplaire, le film explore les séquelles d'une barbarie qui a profondément marqué les consciences. Un troublant voyage dans les coulisses de l'Histoire, où la vérité n'est jamais simple, et où le mal fascine autant qu'il fait peur. En effectuant un travail de mémoire, le film s'apparente au processus thérapeutique et libère la parole…

Biographie David Homel
Né aux États-Unis d’une famille russe hébraïque, cet intellectuel polyvalent a placé l’écriture et la communication au centre de sa vie. Une éducation entre l’Amérique du Nord et l’Europe l’amène à voyager très tôt et à côtoyer différentes cultures. Il étudie la litérature aux États-Unis, en France et au Canada. En 1975, il s’installe à Toronto, où il œuvre dans le milieu de l’édition en tant que traducteur, puis entreprend une carrière de romancier à Montréal. Ses talents d’écrivain et sa grande culture lui ouvrent par ailleurs les portes du cinéma. On lui doit notamment le scénario de Great North, documentaire qui a reçu la récompense suprême au Festival des films grands formats de la Géode, à Paris, en 2001 et de Todo Incluido, un autre documentaire coécrit avec Karina Goma. Militant très présent dans le milieu culturel, David Homel est citoyen du monde. On ne s’étonnera donc guère de le voir aujourd’hui, à la faveur de sa première réalisation au cinéma, aborder les conséquences psychologiques des guerres qui ont ravagé l’ex-Yougoslavie dans les années 1990.

Le film sera suivi de la projection du film
Gene Boy revient chez lui de Alanis Obomsawin
En présence d’Alanis Obomsawin
Canada, 2007, 25 min

Synopsis
Élevé par son grand-oncle et sa grand-tante sur la réserve indienne d'Odanak, à une heure et demie à l'est de Montréal, Eugene «Gene Boy» Benedict quitte la maison à 15 ans. Il s’installe dans l'État de New York pour travailler dans la construction. À 17 ans, un peu perdu et à la dérive, il s'engage dans la marine américaine à la suite d'un défi qu'on lui lance. Quelques mois plus tard, le voilà parti vers les premières lignes de combat au Vietnam. Gene Boy revient chez lui est le récit accablant et émouvant des deux années que Gene passe dans l'armée au Vietnam, et son long voyage de retour vers Odanak.

Biographie Alanis Obomsawin
D'origine abénaquise, Alanis Obomsawin est l'une des documentaristes les plus en vue du Canada. Son plus récent long métrage documentaire à l'Office national du film du Canada est Gene Boy revient chez lui, sorti en 2007, dans lequel Alanis Obomsawin pointe sa caméra sur l'horreur de la guerre vue par un survivant, Eugene « Gene Boy » Benedict, fils de la réserve d'Odanak où elle a elle-même grandi.

 

 
Jeudi 4 décembre 2008 à 18 h 30

Les réfugiés de la planète bleue d’Hélène Choquette et Jean-Philippe Duval
Canada, 2006, 53 min 05, doc, VO Française

Synopsis
De par le monde, des millions de personnes sont réduits chaque année au déplacement forcé. Que ce soit aux Maldives, au Brésil ou même plus près de nous, ici, au Canada, les récits troublants de ces êtres humains déracinés se recoupent. Les pressions considérables exercées sur les populations rurales dues à la détérioration de leur milieu vital les éloignent de plus en plus de leur mode de vie. À cet égard, Les réfugiés de la planète bleue nous fait découvrir la situation méconnue d'une catégorie d'individus qui en subissent les contrecoups : les réfugiés environnementaux. Leur nombre grandissant sans cesse, ceux-ci voient leur droit à un environnement propre et durable bafoué, mais ils ne disposent encore d'aucun statut légal.

Hélène Choquette
Diplômée en communication, Hélène Choquette se consacre au documentaire. Recherchiste, scénariste, photographe de plateau : une polyvalence heureuse et efficace qu’elle a déjà mise au service de plus de 20 productions. Le film Bonne à tout faire a été sa première réalisation en solo
Jean-Philippe Duval
En 15 ans, Jean-Philippe Duval a vu la plupart de ses réalisations sélectionnées. Réalisateur du premier docu-fiction francophone au Canada, L’école de danse, il a signé la série Marché Jean-Talon et une nouvelle version de Wow, le célèbre documentaire-vérité de Claude Jutra.

Le film sera suivi de la projection du film
Discours d’eau (en dix courts) de Saël Gueydan-Lacroix et Frédéric Julien
Canada, 2007, 34 min, doc, V.O. espagnole, française, anglaise, s.-t. f,

Synopsis
Qu’ont en commun l’homme le plus riche du monde, une militante autochtone mexicaine, un employé d’une multinationale de l’eau française et une sociologue canadienne ? Tous sont partie prenante du vaste débat dont fait aujourd’hui l’objet la gestion de l’eau dans le monde. À travers les moments forts du IVe Forum mondial de l’eau qui s’est tenu en mars 2006 à Mexico, le film présente la lutte menée par les Mazahuas, paysans autochtones victimes depuis plus de 25 ans d’une gestion hydraulique centraliste et catastrophique de leur pays.

Frédéric Julien et Saël Gueydan-Lacroix
Ils ont tous deux un baccalauréat en sciences politiques obtenu à l’Université du Québec à Montréal, puis se sont formés à la réalisation de documentaires. Frédéric Julien a effectué plusieurs séjours prolongés au Mexique et en Amérique centrale, ce qui l’a récemment amené à collaborer avec le journal Alternatives à titre de correspondant. Saël Gueydan-Lacroix a travaillé comme journaliste à l’Aut’journal et comme chroniqueur à l'émission radiophonique Radio-Alternatives. Il a un intérêt marqué pour l'Amérique latine et ses enjeux politiques. En 2006, les deux réalisateurs fondent les Productions l’Envers, une maison de production indépendante dédiée à la réalisation de documentaires engagés.

 

 
Jeudi 6 novembre 2008 à 18 h 30

Temps mort (Killing Time) d’Annika Gustafson
Canada, 2007, 69 min, doc, V.O. anglaise, népali, s.-t. f.
Grand prix du documentaire du FFDPM 2008. Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice et un des protagonistes du film.


Synopsis
Killing Time (Temps mort) relate l’histoire inconnue des réfugiés du Bhoutan. À la fin des années 1980, le roi bouddhiste du Bhoutan impose des lois culturelles très sévères qui ont de graves répercussions sur la vie et la liberté religieuse de la population hindoue du sud du pays. Des manifestations éclatent. Le roi réplique en envoyant son armée. Plus de 100 000 personnes sont alors forcées à l’exil, soit 1/6 de la population totale. 17 ans plus tard, le Bhoutan a la réputation d’être un royaume bouddhiste pacifique de l’Himalaya, le promoteur de l’indice de Bonheur National. Pendant ce temps, les Bhoutanais du Sud luttent pour leur survie dans des camps de réfugiés surpeuplés, dans l’est du Népal. Les jeunes sont impatients. Pour eux, la seule solution pour avoir la paix, c’est la guerre.

Annika Gustafson
Originaire de Suède, Annika Gustafson a étudié le cinéma au Canada. Depuis, elle a exercé la plupart des métiers du cinéma et de la télévision autant en Suède qu’au Canada. Pour Killing Time, son premier long-métrage, elle a passé 5 ans à la recherche de l’histoire des réfugiés oubliés du Bhoutan. Elle travaille actuellement à un projet de documentaire sur le bonheur.

 

 
Jeudi 2 octobre 2008 à 18 h 30

Sans réserve de Patrick Pellegrino
Canada, 2007, 52 min, doc, V.O. française, algonquine, anglaise, s.-t. f.
Prix du meilleur documentaire court et moyen métrage 2008, Association québécoise des critiques de cinéma
La projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur


Synopsis
Au Canada, les Autochtones vivent une crise identitaire qui les place devant des choix déchirants. En Abitibi, les Algonquins de Kitcisakik refusent le statut de réserve indienne et sont considérés comme des squatters sur leurs terres ancestrales. Faute de pouvoir les scolariser dans la communauté, ils doivent envoyer leurs enfants à Val-D'Or. La transmission de la culture et de la langue algonquines s’affaiblit de génération en génération. Avant que leur culture ne s’efface, la communauté a développé un projet de village innovant : Wanaki qui commande une modification des lois canadiennes. En donnant la parole aux habitants de Kitcisakik, le réalisateur nous fait vivre de l’intérieur cette lutte pour la sauvegarde d’une identité culturelle et appelle à un nouveau dialogue entre le peuple québécois et le peuple algonquin.

Patrick Pellegrino
Patrick Pellegrino a étudié le cinéma à l’UQAM et à l’Université de Montréal. Recherchiste, scénariste, réalisateur et directeur de la photographie de documentaires, il donne la parole à des gens qui, par leur choix de vie, contribuent à faire tomber les préjugés entretenus sur leur groupe d’appartenance.

Le film Sans réserve sera précédé de la projection de 3 courts métrages de la série du Wapikoni mobile produits en 2007
Ces films ont été montrés dans de nombreux festivals. Ils ont été réalisés grâce au Wapikoni mobile, un studio ambulant de création et de diffusion audiovisuelle pour les jeunes des communautés autochtones. Tout en apprivoisant la caméra, les jeunes cinéastes documentent leur réalité de l’intérieur : une façon de faire entendre leurs voix, de briser le silence.

Petit Prince de Vince Papatie — 6 min, Animation, V.O. française, s.-t. f.
Un petit prince algonquin en quête d’identité raconte sa version du conte de Saint-Exupéry.

Le rêve d’une mère de Cherilyn Papatie — 6 min, doc, V.O. française, algonquine, s.-t f.
Le temps de quelques manèges, une mère retrouve ses enfants placés en famille d’accueil.

L’amendement de Kevin Papatie — 5 min, doc, V.O. algonquine, s.-t. f.
Quatre générations. Trois pensionnats. Deux cultures. Une extinction.

 

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